"Chère Véro ou dans ce cas, ma peluche :'(
Je ne pense plus à toi, plus du tout. Je suis complètement guéri. Bien sur il m'arrive encore de te chercher dans le lit. L'autre jour je me suis réveillé en pleine nuit et tu n'étais plus à côté de moi. Je me suis dis "tu es partis faire pipi", j'ai attendu et tu n'étais toujours pas là. Puis tu n'es jamais revenu.
Tu vois Véro, je sais que j'ai pas été toujours très bien, d'ailleurs les seules fois où je me suis senti bien, c'était dans tes bras. On m'a dit "oublie la". C'est faux, au contraire, il faut que je pense à toi tout le temps, à chaque instant, à chaque minute, à chaque seconde. Et quand je commencerai à penser deux fois la même chose c'est que là, je serai entrain de t'oublier. Doucement, tendrement, sans te faire du mal. C'est inévitable, inexorable. Un jour à la terrasse d'un café ou dans un train ou encore dans ma salle de bain je penserai à toi, et je me demanderai qu'elle était la saveur de tes baisers, la douceur de tes caresses, l'odeur de ta peau, et un autre jour, plus tard, on se croisera et je serai surpris par le son de ta voix que j'imaginais différent. C'est normal c'est la vie.
Je sais aujourd'hui une chose, que les histoires d'amour ne se terminent jamais vraiment, elles continuent, chacun de son côté. Toi aussi hélas tu m'oubliera. Parfois je me dis que j'aurais du te donner plus de souvenirs pour que tu mettes plus longtemps à m'oublier. Aujourd'hui quand je me lève tu me manques, quand je me lave tu me manques, quand je me rase tu me manques, quand je marche dans la rue tu me manques...Quand je vis tu me manques, mais je ne te l'ais jamais dis, et ça, ça t'as manqué... "
Extrait du spectacle de Franck Dubosc "Romantique"